Comment gérer les crises d’asthme quand on est asthmatique? Les solutions

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L’asthme touche près de 4 millions de personnes en France. Héréditaire dans la majorité des cas, elle fait chaque année 1 000 victimes en France, malgré le développement incessant des traitements. En effet, nombreux sont encore les patients mal informés sur la maladie, ce qui résulte en un manque de vigilance ou arrêt précoce du traitement. L’asthme peut pourtant bien se contrôler par un traitement de fond et un traitement d’urgence en cas de crise. Explications.

Comment gérer les crises d'asthme quand on est asthmatique? Les solutions

Comprendre l’asthme

L’asthme est une maladie chronique qui atteint les voies aériennes notamment les bronches. Elle se traduit par une inflammation des voies respiratoires. En fonction de la gravité de la maladie, cette inflammation peut être importante ou non.

Cette pathologie est, en général, d’origine allergique. Elle touche 6 à 7 % de la population. L’asthme se manifeste par des crises entrecoupées de moments de respiration normale. Chez certains patients, elle peut se traduire par une gêne respiratoire permanente. Les crises surviennent surtout durant les activités quotidiennes du patient.

La manifestation de l’asthme varie en fonction de l’organisme de la personne. En cas de prédisposition, la pathologie se traduit par des sifflements, des toux, des essoufflements et des difficultés respiratoires. Les crises peuvent s’arrêter une fois la nuit tombée ou après l’administration d’un traitement.

L’asthme peut survenir à tous les âges notamment à partir des premiers mois de vie jusqu’à 70 ans. En général, il apparaît durant l’enfance, puis s’atténue à l’âge de l’adolescence. Plus tard, à l’âge de la ménopause par exemple, l’asthme peut resurgir. Il faut néanmoins savoir qu’elle est plus fréquente chez les enfants. Dans sa forme la plus grave, cette pathologie est mortelle. En France par exemple, elle fait près de 1 500 à 2 500 victimes par an. D’où l’importance d’établir un diagnostic médical quand les premiers signes de l’asthme apparaissent.

Concrètement, qu’est-ce qui se passe ?

Quand les symptômes s’aggravent, le patient est victime d’une crise d’asthme. Cette dernière est temporaire car en dehors des crises, le patient respire normalement. Une crise se traduit par une toux sèche et des difficultés à respirer qui provoquent au final une respiration sifflante. Le patient est également sujet à des expectorations de mucus.

Au cours d’une crise d’asthme, les bronches ne s’ouvrent pas suffisamment compte tenu de la réaction inflammatoire. La contraction des muscles au niveau de la paroi des bronches vient aggraver la crise.

Une crise d’asthme peut être atténuée par des médicaments. Elle reste toutefois dangereuse pour les patients vulnérables comme les personnes âgées ou encore celles souffrant d’infection respiratoire. La crise d’asthme peut durer quelques minutes comme elle peut persister pendant plusieurs jours. Cela dépend des circonstances qui l’ont déclenchée et de l’état de santé du patient. Qu’est-ce qui peut causer une crise d’asthme ?

Les principales causes de l’asthme

Une crise d’asthme peut être liée à un allergène, normalement toléré par l’organisme. Il s’agit alors d’asthme allergique. Ce type de crise est favorisé par des agents allergènes présents dans l’environnement de la personne. Ils peuvent se trouver à l’intérieur ou à l’extérieur de l’habitation.

Les plus courants de ces allergènes sont les blattes, les acariens, les moisissures et les poils d’animaux domestiques. Ils sont présents toute l’année et se cachent un peu partout dans l’habitation.

Les agents allergènes extérieurs à l’habitation provoquent également les crises. C’est le cas des pollens qui sont source de conjonctivites allergiques ou de rhinites allergiques. Ils favorisent la crise en printemps puisqu’on assiste généralement à un pic de concentration durant cette période. Certains arbres comme les bouleaux, les noisetiers, les frênes ou encore les platanes peuvent aussi provoquer des crises d’asthme. De même, les graminées et herbes exposent les patients prédisposés à ces crises.

Les aliments peuvent également provoquer des crises d’asthme chez les patients les plus vulnérables. Ces vingt dernières années, les allergies alimentaires sont de plus en plus fréquentes. Elles concernent surtout les enfants. À part l’arachide, ces derniers tolèrent difficilement certains ingrédients dans les aliments. La farine et les colorants peuvent, par exemple, être source d’allergie.

Les crises d’asthme peuvent être liées à des polluants extérieurs comme :

• Les produits de combustion et les produits industriels : la pollution automobile ou encore la fumée de cheminée, par exemple, qui exposent le patient à des crises. Ainsi, dans les zones avec une forte pollution atmosphérique, les risques de développement de l’asthme sont importants.

• Les polluants domestiques : les produits ménagers, les désinfectants, les laques, les bougies parfumées ou encore les sprays provoquent des crises d’asthme. Pour ceux qui les utilisent, il est alors conseillé d’aérer régulièrement la maison.

Crise d’asthme et effort physique

Une crise d’asthme peut survenir durant ou après un effort physique. L’effort provoque une contraction des bronches, ce qui va se solder en une crise. Mais cela n’est pas systématique puisque l’environnement y joue un rôle important. En effet, les personnes sont plus exposées à une crise dans un milieu où :

• l’air ambiant est à la fois froid et sec

• l’atmosphère est polluée ou indique un pic élevé de pollens

Ces phénomènes ajoutés aux longs efforts physiques entraînent des crises d’asthme chez les plus jeunes. Pour les plus vulnérables, un bon suivi médical est donc conseillé.

Crise d’asthme provoquée par des médicaments ?

Certains médicaments appelés «bêtabloquants » peuvent également provoquer des crises d’asthme. En effet, ils incitent les bronches à se contracter. Ces types de médicaments sont alors contre-indiqués pour les patients asthmatiques. En général, ils sont utilisés pour le traitement de l’hypertension, de l’infarctus ou encore d’un glaucome.

De même, certains antibiotiques peuvent provoquer une crise d’asthme. Cela arrive quand le patient est allergique au médicament. Tel est par exemple le cas de la pénicilline et de toute la famille de cet antibiotique. Quand une personne asthmatique allergique à la pénicilline en consomme, il en résulte des réactions allergiques au niveau de la peau ou même une crise d’asthme.

Les patients souffrant de polypose nasale peuvent également faire une crise d’asthme en cas d’administration d’aspirine ou d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, des médicaments utilisés pour soulager les douleurs. Ces médicaments seront donc à proscrire pour les asthmatiques et à remplacer par des alternatives par le médecin traitant.

Concrètement, le patient se doit de toujours signaler son médecin quant à son asthme. Cela lui permettra d’adapter le traitement en fonction de sa pathologie.

Autres causes de l’asthme

Jusqu’à aujourd’hui, les véritables causes de l’asthme ne sont pas encore connues. Cependant, les chercheurs ont soulevé quelques facteurs de risque entraînant cette maladie. Ce sont notamment des facteurs de risque environnementaux et génétiques.

Dans 80 % des cas, l’asthme est d’origine allergique. Elle est liée à une hypersensibilité des bronches. Une prédisposition génétique peut également exposer une personne à l’asthme. Certaines personnes présentent des gènes porteurs de la maladie au niveau des chromosomes 5, 6, 11 et 14.

Les personnes à risque

Certaines personnes ont plus de chance de développer l’asthme que d’autres. Sont concernées alors les personnes :

• présentant des antécédents familiaux d’asthme, un eczéma ou une rhinite allergique

• nées de manière prématurée

• s’exposant aux fumées secondaires et à la pollution atmosphérique

• sujettes à un reflux gastro-œsophagien

• s’exposant à des agents sensibilisants dans le milieu professionnel

Ces éléments favorisent l’apparition de la pathologie

Les traitements médicaux de l’asthme

Quand l’asthme est diagnostiqué, le patient doit immédiatement être pris en charge. Le traitement aidera à contrôler la maladie de manière optimale. Et pour réduire les éventuels effets secondaires du traitement, le médecin programme des séances de contrôles réguliers. Ces contrôles visent également à éviter les crises et les va-et-vient aux urgences.

Le patient devra suivre :

• un traitement de fond : qui vise à soigner les causes de la maladie

• un traitement des crises : qui intervient quand le patient est sujet à une crise d’asthme

Traitement de fond de l’asthme

Ce type de traitement vise à maîtriser les symptômes de l’asthme et à limiter ainsi les crises. Les médicaments prescrits par le médecin traitant devraient également limiter la dégradation de la fonction du système respiratoire. Des résultats ne pouvant être atteints que si le patient est régulier dans son traitement. En effet, l’action du traitement de fond pour l’asthme est progressive.

Pourquoi un traitement de fond ?

Le traitement de fond prescrit par le médecin vise surtout à contrer l’inflammation. Les médicaments vont aider à maîtriser le développement de la maladie en réduisant l’hyperactivité des bronches et leur inflammation.

Le médecin base le traitement sur le contrôle des causes de l’asthme. Pour qu’il soit efficace, le patient doit prendre les médicaments tous les jours. C’est le seul moyen de réduire le nombre de crises, leur durée et leur intensité. Avec un traitement de fond, le patient peut vivre normalement.

• Les médicaments prescrits

Pour le traitement de fond de l’asthme, le médecin prescrit au patient des corticoïdes inhalés, des antileucotriènes et des cromones inhalées. Ces produits permettent de limiter la gêne respiratoire tout en améliorant la qualité de vie du patient. Chaque traitement joue un rôle précis dans le traitement de l’asthme :

• les corticoïdes par voie inhalée : ces produits sont les bases du traitement de l’asthme. Ils tapissent les parois des bronches, ce qui réduit l’inflammation. Les corticoïdes limitent également la production de crachat tout en limitant l’essoufflement et la toux. Il faut savoir qu’ils agissent progressivement sur le patient. Il est donc important que ce dernier soit constant dans son traitement.

• les corticoïdes en comprimés ou par injection : ce type de traitement est prescrit uniquement pour un traitement de courte durée, c’est-à-dire au cours des exacerbations. Ce type de traitement est recommandé pour les cas d’asthme sévères s’accompagnant de troubles ventilatoires obstructifs. Les corticoïdes viennent substituer ceux inhalés quand ces derniers ne suffisent pas à stabiliser l’état du patient. Il faut savoir qu’ils ne doivent pas être prescrits sur le long terme. Pour cause, les corticoïdes en comprimés ou par injection présentent des effets secondaires. À la longue, ils peuvent entraîner une hypertension artérielle, une prise de poids importante ou encore un diabète.

• les antileucotriènes : ce sont des médicaments anti-inflammatoires sous forme de comprimés. Dans l’organisme, ils se fixent sur les parois bronchiques. Comme son nom l’indique, les antileucotriènes vont bloquer les récepteurs présentant des leucotriènes. Rappelons que ces derniers sont responsables de l’inflammation des bronches. En général, le médecin prescrit ce type de traitement en complément des corticoïdes inhalés. Il permet de mieux contrôler les symptômes de l’asthme.

• Les béta-2 mimétiques : il s’agit d’un traitement offrant une longue durée d’action. Le médecin peut le prescrire quand, durant le contrôle, il remarque que les corticoïdes inhalés ne suffisent pas à stabiliser l’état du patient. Les béta-2 mimétiques se prennent généralement deux fois par jour

• L’Omalizumab : il s’agit d’une substance active qui a pour action de stabiliser le taux d’immunoglobulines dans le sang. Un taux élevé d’immunoglobuline E ou Ig E dans le sang conduit, chez les asthmatiques, à une crise d’asthme. Hors, au contact d’un allergène, la réponse immunitaire s’accompagne d’un taux justement élevé de lg E. Le traitement à base d’Omalizumab va permettre de réduire les symptômes de l’asthme grâce cette action de stabilisation. Il est prescrit sous forme d’injection aux patients victimes d’asthme sévère et suivant déjà un traitement avec des corticoïdes et bronchodilatateurs inhalés. Le patient peut présenter une réaction allergique au début du traitement, ce qui nécessite une surveillance à l’hôpital. Mais au fil du traitement, cette hypersensibilité diminue. Il faut savoir que l’omalizumab est dosé en fonction du poids et du taux d’lg E.

• La Théophylline : ce traitement est le plus ancien des bronchodilatateurs. Actuellement, les médecins le prescrivent rarement en raison de la difficulté de dosage. En effet, une mauvaise dose entraîne des effets secondaires. La Théophylline peut être administrée sous forme de spray ou de comprimé.

Le traitement des crises d’étouffement

Contrairement au traitement de fond, le traitement des crises d’asthme a une action immédiate. Son action est de courte durée et il est administré au patient en urgence. En général, les médicaments visent à soulager l’inflammation des bronches en favorisant la circulation de l’air dans les poumons.

Il existe aujourd’hui quatre types de traitement pour les crises d’asthme :

• Les bronchodilatateurs inhalés : ce traitement agit rapidement et aide à relâcher les muscles bloquant les bronches. Il va faciliter le passage de l’air et par la même occasion la respiration. Les bronchodilatateurs ont une action rapide, mais limitée. Leur effet dure en moyenne 4 à 6 heures. En général, ce traitement ne présente pas d’effets indésirables. Mais si c’est le cas, ils se limitent à des crampes musculaires, une sensation d’excitation ou encore des palpitations du cœur. La Ventoline, l’Airomir et le Salbutamol Teva figurent dans la liste des bronchodilatateurs inhalés.

• Les bronchodilatateurs en nébulisation : le médecin urgentiste peut prescrire à un patient victime d’une crise d’asthme des bronchodilatateurs bêta-2 en nébulisation. Il s’agit d’une solution permettant d’arrêter la crise quand les bronchodilatateurs inhalés ne suffisent pas. Ce traitement est généralement accompagné d’anticholinergiques.

• Les corticoïdes par voie orale : ces médicaments anti-inflammatoires s’utilisent après une crise d’asthme sévère. Si la crise est assez grave, le médecin traitant peut prescrire des corticoïdes injectables. Ils seront pris par le patient durant les jours suivant sa crise. En général, le médecin prescrit les corticoïdes comprimés pour une courte durée. Le patient, sauf cas particulier, ne risque donc pas d’effets indésirables.

• Le bromure d’ipratropium inhalé : ce traitement est un bronchodilatateur anticholinergique. Moins puissant que les bronchodilatateurs bêta-2 mimétiques, il permet tout de même de soulager les crises d’asthme. Ce traitement constitue un complément pour les bronchodilatateurs inhalés.

Continuer le traitement même sans symptômes, pourquoi ?

Certains patients pensent à tort qu’ils peuvent arrêter le traitement quand les symptômes de l’asthme n’apparaissent plus. En effet, pour les cas d’asthmes persistants, il est nécessaire de poursuivre un traitement quotidien. Même si le patient ne présente plus les symptômes comme la toux ou l’essoufflement, il est vital de continuer à prendre ses médicaments.

S’il arrête le traitement, les signes de l’asthme réapparaîtront rapidement, et cette fois les symptômes seront plus sévères. D’ailleurs, les chercheurs ont démontré que continuer le traitement médical même à faible dose réduit considérablement les crises d’asthme. Un traitement continu permet également de limiter les signes respiratoires et les réveils nocturnes liés à la pathologie.

Un patient asthmatique bien traité peut vivre normalement. Il pourra avoir la même vie sportive, sociale et professionnelle ainsi qu’une espérance de vie similaire à une personne saine.

Les solutions naturelles pour soulager l’asthme

Aujourd’hui, des alternatives naturelles permettent aux patients de soulager l’asthme. A noter que ces techniques ne peuvent et ne doivent pas remplacer les médicaments. Elles s’utilisent en tant que complément pour les traitements médicaux.

La phytothérapie

La phytothérapie constitue une alternative efficace pour compléter un traitement médical contre l’asthme. La résine de Boswellia serrata est utilisée à cet effet. Ce remède, connu dans la médecine ayurvédique, permet d’inhiber la production de médiateurs de l’inflammation comme les leucotriènes. Il mène une action universelle dans l’organisme du patient. La résine de Boswellia serrata va notamment rétablir intégralement la muqueuse intestinale et respiratoire. Elle agit également pour améliorer les rhumatismes arthrosiques. La posologie pour ce traitement est de 4 à 6 gélules par jour pour un adulte.

L’extrait de lierre grimpant constitue également une alternative naturelle contre l’asthme. Il permet de limiter la contraction des bronches. En même temps, cet extrait de plante aide l’organisme à éliminer les glaires. Ce traitement naturel est proposé en pharmacie sous l’appellation Activox.

L’aromathérapie

Les huiles essentielles permettent de soulager les symptômes de l’asthme. Les spécialistes dans le domaine préconisent des huiles oxygénatrices très douces. L’huile de Pin Patagonie et celle de sapin de Sibérie sont, par exemple, adaptées pour le traitement de l’asthme.

Les huiles essentielles détersives et antiallergiques comme l’estragon et l’iary peuvent également soulager les symptômes. Les autres huiles comme le myrte rouge, le petit grain bigaradier, le tea tree, le katrafay, la camomille ou encore le Khella sont toutes aussi efficaces. Le choix du thérapeute dépend de l’action voulue sur le patient. Pour la relaxation neurovégétative, par exemple, l’huile essentielle de camomille noble est préconisée.

Des méthodes spécifiques

Outre les thérapies, le patient asthmatique peut se tourner vers des techniques spécifiques pour traiter ses maux. Aujourd’hui, trois méthodes permettent de soulager les symptômes de cette pathologie.

La méthode Buteyko

Cette technique est apparue en Russie en 1950. Elle invite le patient à respirer de manière plus lente. La méthode Buteyko a été contestée puisqu’elle nécessite un taux élevé de gaz carbonique. Les scientifiques l’ont cependant validée, car cette méthode permet de réduire considérablement la symptomatologie asthmatique. Elle participe également à l’amélioration du quotidien du patient.

La méthode Frolov

Cette une méthode de respiration qui fait appel à un appareil. Le patient fera des exercices quotidiens d’expirations et inspirations qui seront prolongés. L’appareil crée une résistance au souffle, ce qui diminue le nombre de respirations par minute. Selon les tests effectués, cette méthode aurait le pouvoir de rétablir la perméabilité des bronches, des échanges gazeux et de la ventilation pulmonaire. En même temps, elle limite l’inflammation bronchique. On assiste ainsi à une réduction de 60 à 80 % de la prise de médicament.

Le biofeedback cardio-respiratoire

Cette technique est adaptée aux patients souffrant d’asthme, mais dont la pathologie est stable. C’est une autre technique respiratoire qui pourrait diminuer la dépendance aux corticoïdes. En effet, ce type d’exercice rend les voies respiratoires moins rigides. Le coeur et les poumons peuvent ensuite s’adapter aux situations de stress, de frustration et les efforts physiques. Le patient ne peut, cependant, délaisser son traitement médical sans consulter son médecin. Ce dernier est le seul à pouvoir diminuer ou arrêter le traitement.

Une trousse d’urgence pour asthmatique

Une crise d’asthme peut être fatale pour un patient. Outre les traitements habituels, il est important qu’il ait à portée de main une trousse d’urgence. Cette dernière se révèlera grandement utile en cas de crises et permettra à son entourage d’intervenir quand le patient sera dans l’incapacité d’administrer lui-même les médicaments. En général, la trousse d’urgence doit accompagner le patient durant les déplacements éloignés et les vacances. Elle contient notamment :

• Un bronchodilatateur avec une action rapide ou si besoin une chambre d’inhalation

• Un débitmètre de pointe, un appareil qui permet de mesurer la vitesse du souffle du patient

Le patient doit également avoir sur lui le contact de son médecin ou de son pneumologue. Pour les personnes atteintes d’une forme sévère de l’asthme, d’autres éléments doivent se trouver dans la trousse de secours. Il s’agit notamment des matériels d’injection, des bronchodilatateurs bêta-2 mimétique injectables et des corticoïdes en comprimés.

Conclusion: Peut-on guérir et retrouver une respiration normale?

Aujourd’hui, l’asthme reste encore une pathologie incurable. Malgré les avancées des recherches dans le domaine, elle nécessite une prise de médicament à vie. Certaines personnes pensent à tort que l’asthme chez l’enfant disparaît une fois qu’il arrive à l’âge de l’adolescence. Cela n’est pourtant pas prouvé. La maladie peut s’atténuer, mais à vrai dire elle est toujours présente. Les études montrent même une ré-aggravation de l’asthme une fois arrivé à l’âge adulte, surtout si le patient n’est pas sous traitement. La vigilance est alors de mise pour les patients asthmatiques. Il est important de suivre son traitement et garder sur soi en permanence la trousse d’urgence. Cela sauve des vies.

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